vendredi 15 juin 2018

BEAUX MOTS, BELLE VIE 
(SUITE DE LA CHAIR CHAUDE DE LEURS MOTS)


VENDREDI OU LES AUTRES JOURS
Gilles Barraqué, illustrations d'Hélène Rajcak

Qu'il est réjouissant ce roman ! Paré de trouvailles langagières et des illustrations d'Hélène Rajcak, le récit de Gilles Barraqué offre au duo Robinson-Vendredi une nouvelle jeunesse. L'auteur décrit avec humour et tendresse ces deux grands enfants qui passent, une fois leurs corvées achevées, leurs journées à s'amuser. Le texte, qui s'organise en une suite de nouvelles jubilatoires, porte le plaisir de vivre et de profiter du présent à son paroxysme. Libérés des contraintes du quotidien, des pressions sociales, d'un futur à prévoir, les deux personnages développent leur sens de l'amitié dans un cadre idyllique. Au milieu d'une nature généreuse, leurs aventures - délicieuses - les poussent à innover et à se réinventer jour après jour. Un apprentissage de soi à travers l'autre, croqué d'une plume aussi fringante qu'affectueuse pour ses héros qu'elle sait rendre terriblement attachants.

Clémentine, Enfantipages


Illustration d'Hélène Rajcak

Une deuxième "Polynie" est en librairie, "Vendredi ou les autres jours" de Gilles Barraqué, illustré par Hélène Rajcak (MeMo, Polynie, 132 pages). Une robinsonnade jubilatoire où on rigole plus souvent qu'à son tour et qui envoie joyeusement paître la réputation de publications "difficiles" de l'éditeur. L'essayer, c'est l'adopter! Bien sûr, c'est aussi une œuvre littéraire, bigrement travaillée, mais c'est surtout une pinte de bon temps passé en compagnie de Robinson et de Vendredi et de ceux qui passent sur leur île déserte. (…) Et cela vaut grandement le détour! Surtout que le texte pétillant de Gilles Barraqué est agréablement soutenu par les illustrations en noir et blanc de Hélène Rajcak. Par ses dessins en grand ou en vignettes, elle capte l'attention du lecteur et prolonge sa lecture. Ce sont des aventures qui nous sont contées mais avec un humour tel qu'on peut éclater de rire en lisant. Et quelle imagination pour organiser avec les ressources locales une vie proche de la nôtre! Amateurs de termites et d'oreilles de cochon grillées, de crucru, de bière de banane en calebasse, aficionados de jeux de plage comme le "crabe-caillou", de jeux de mots et d'injures à la capitaine Haddock, ce livre est pour vous. Pour vous amuser mais aussi pour appréhender la vie de naufragé volontaire, avec ses hauts et ses bas. Car il est aussi question d'amitié entre ses deux bougres qui s'invectivent sans cesse mais s'apprécient plus qu'ils ne sont capables de le dire et se soutiennent l'un l'autre avec des moyens originaux.
Aventures, humour, chaleur humaine, imagination, extravagance s'entrelacent dans un roman à l'entrain contagieux. Vraiment, il ne faut pas manquer "Vendredi ou les autres jours"!
Lucie Cauwe, Lu Cie & co


Un régal que de re-découvrir (je dirais même de découvrir) l'histoire de Robinson et de Vendredi sous la plume si alerte et ingénieuse de Gilles Barraqué !
Ce recueil de nouvelles, abordant sous différentes facettes et un humour mordant, la vie sur cette île déserte (?) mais que non ! Il y vit deux énergumènes absolument fantastiques, dans le jeu en permanence, l'auto-dérision et une complaisance assumée de leur vie (par rapport à celle de leurs visiteurs : pirates de tous poils, cannibales, navires en tous genres,...). Cette lecture est jubilatoire tant le rythme de la narration, les trouvailles gustatives et ludiques, les agacements et les compromis des deux îliens (comme un vieux couple qu'ils ne sont pas), la tendresse et l'amitié qui les lient vous sautent à la figure avec l'envie de les rejoindre sur le champ. Et puis non, ce serait briser ce savant équilibre, c'est tellement mieux de les regarder  vivre !
Les illustrations en noir et blanc d'Hélène Rajcak sont parfaites de fantasmagorie et de réalisme mêlés.
Si cela vous intéresse, un jeu a précédé la composition de ce roman qui célèbre lui-même le jeu en permanence (Grand concours Vendredi). Je ne m'y suis pas frottée tant j'ai été absorbée par cette lecture qui m'a procuré un plaisir immense !
Il me reste à découvrir les titres Grande polynie...
Méli-Mélo de livres


Coup de cœur
Ce recueil de nouvelles-roman, parodie du roman de Daniel Defoe, nous emmène sur l’île de Robinson et Vendredi et nous invite à partager leur quotidien fait de jeux, de chamailleries amicales, de festins arrosés à la bière de bananes et de franches rigolades. Là-bas déguisements et ruses en tout genre servent à se débarrasser de tous les intrus qui viennent troubler la tranquillité de nos deux compères. L’imagination règne en maître et on plonge tête première dans l’ivresse d’une vie à la fois libre et intelligemment organisée.
On se laisse bercer par cette délicieuse robinsonnade, et on se régale des échanges quotidiens de ces deux hommes liés par le destin et l’immensité solitaire qui les entoure. Je vous invite vivement à découvrir ce roman, pour moi c’est un véritable coup de coeur, j’ai bien ri et le recommande tout autant aux enfants qu’à leurs parents.
J’ai découvert que Gilles Barraqué était musicien de Jazz et cela transparaît dans son écriture, elle est mélodieuse et vivante. Un véritable plaisir. Le texte est accompagné par les illustrations délicates d’Hélène Rajcak qui font de l’objet en soi un très joli livre avec une belle couverture et une tranche bleue comme les mers du Sud. N’attendez pas il est déjà en librairie !
Petite Fleur Loves Books

LA MARCHE DU BAOYÉ
Sigrid Baffert, illustrations d'Adrienne et Léonore Sabrier
 Un premier "Polynie" pour les lecteurs à partir de 9 ans est arrivé avec le printemps. C'était le très beau "La marche du baoyé" de Sigrid Baffert, illustré par Adrienne et Léonore Sabrier (MeMo, Polynie, 60 pages), avec sa tranche de la couleur des sables rouges traversés. Un récit proche de la fable sur le déracinement et l'exil pour raison économique. Direction l'ouest inconnu pour cette famille chassée de chez elle mais bien décidée à revivre ailleurs. (…) C'est ce voyage vers on ne sait où, difficile, inquiétant, éreintant, que raconte Tiago, le benjamin. P'pa, M'ma, le grand frère Ouji et lui ont pris la route à pied, pour tenter de revivre ailleurs. Ils ont juste eu le temps de jeter quelques objets, 26 comme les lettres de l'alphabet, dans une carriole qu'ils poussent et tirent. Est aussi, est surtout du voyage, leur dernier baoyé, dit Monsieur B. L'arbre porte onze kourés, fruits juteux qu'ils vont devoir protéger des voleurs et partager avec minutie pour tenir tout au long de leur marche forcée. Le soleil, le sable rouge, l'inconnu, le chemin à trouver, la faim, la soif, autant d'éléments terriblement inquiétants que Sigrid Baffert rend accessibles aux jeunes dans ce roman âpre et percutant.
Lucie Cauwe, Lu Cie & co


Illustration d'Adrienne et Léonore Sabrier
C'est une marche forcée pour Tiago et sa famille, celle de l'exil quand les Déracineurs ont tout avalé de leur ferme et que le seul espoir est de partir contraint. Mais un compagnon est là avec eux : Monsieur B., un baoyé qu'ils emportent comme le dernier vestige d'un temps perdu à jamais. Cet arbre porte des kourés bien appétissantes, dont il est difficile de ne pas résister durant cette longue marche épuisante sur ce sable rouge, l'alternance des jours et des nuits sans fin. Mais au bout de ce chemin quasi-initiatique, y aura-t-il un espoir ? Ce texte signé Sigrid Baffert, aux accents contemporains évidents, a su rester malgré tout dans la poésie grâce au regard de cette famille, mûe par une infaillible envie de vivre.
Tout de métaphores, renforcé par l'éclat somptueux et parfois tout aussi symboliques des illustrations aux couleurs chaudes d'Adrienne et Léonore Sabrier, cette histoire vous balance dans son rythme, vous hypnotise presque, vous rend sensible au fil ténu de cette famille qui s'accroche à la vie dans la faim, la soif, la marche interminable. Racontée par Tiago, le plus jeune, sa portée n'en est que plus forte.
C'est beau, initiatique, presque biblique, et envoûtant.
Méli-Mélo de livres

LA PETITE ÉPOPÉE DES PIONS

Un petit roman original qui passe habilement de la narration textuelle à la narration graphique sur le thème du libre-arbitre et de la fantaisie, une ode philosophique et joyeuse à la liberté rondement menée par l’éclectique et toujours juste Audren dont l’association avec l’illustrateur Cédric Philippe, est vous l’aurez compris fort réussie !
Mention spéciale également pour cette collection « Petite polynie » chez Memo qui porte une attention toute particulière à l’objet livre et mérite d’être accompagnée par tous les passeurs de livre.
On lit trop dans cette bibli… Médiathèques de Brest

Une écriture qui prend vie au plus près du jeune lecteur, utilisant à la fois les ressorts de la fable philosophique et ceux du roman d’aventure. L’air de rien, l’autrice mène l’enfant sur le chemin de la liberté en décrivant le pouvoir et la force du rêve ; c’est la détermination et la confiance en soi qui font que chacun peut devenir un héros, rendant possible l’impossible.
Les illustrations en noir et blanc, à la fois sombres et lumineuses, rappellent l’échiquier. Elles donnent de la force au récit en créant un décor foisonnant d’indices et de détails. C’est sous un trait plus léger qu’apparaît la silhouette de Sacha, le petit pion insoumis qui, sur ces petites jambes fragiles, part à la découverte de l’inconnu.
Un petit roman qui fait du bien, un petit bijou aussi bien dans son contenu que dans sa forme. Un récit d’aventure à la fois initiatique et philosophique sur les thèmes de la liberté et de la différence. À partir de 8 ans.
A saute-livres

jeudi 24 mai 2018

©Hélène Rajcak
VENDREDI OU LES AUTRES JOURS
de Gilles Barraqué
Illustrations d'Hélène Rajcak
En librairie ce jour



Sept jours d’immobilité totale à fixer des tiges de bambou. Vendredi est atteint d’un mal qui le ronge, les yeux dans le vague et le vague à l’âme. Son fichu barbu de Robinson lui a bien préparé une cuisse dorée de crucru, rare comme un coffre rempli d’or, Vendredi n’a pas daigné ouvrir la bouche. Pas plus pour jouer un de ces fameux airs de flûte. C’est désormais une question de vie ou de mort pour ce bougre de sauvageon.
Pourtant, sur leur île déserte, on s’y connait question belle vie. On joue au crabe-caillou sur la plage toute la journée, avant de mimer la chèvre, Mêêê, et de savourer des oreilles de cochon grillées, Uïïk Cuic. Mais, ça, c’était la vie des autres jours.
Alors, quand les voiles blanches d’un navire battent à l’horizon, certainement pour les conduire loin de leur caillou perdu, Robinson pressent l’heure d’une sacrée récréation. Il ne s’agit plus de partir mais d’arriver. Et si finalement des cannibales débarquent, amicalement parés de colliers de molaires, Vendredi se bougera peut-être. Le monde ne sera pas perdu.




mardi 22 mai 2018

DESSERTS DU JOUR PAR LE CHEF BARRAQUÉ

Tarte aux phrases


© Gilles Barraqué
Ou

Gâteau de patates douces au miel

— Alors je voudrais préparer mon célèbre gâteau de patates douces au miel.
— Miam-miam ! fit Vendredi qui en raffolait.
— J’ai tous les ingrédients ; les patates, le miel, les œufs de pigeonneau des bois, les baies de micocoulier… Tous sauf un : le lait. Bon, tu sais comment on s’en procure, hein… Je me disais donc, pour une fois, si je préparais mon célèbre gâteau sans lait ?

Vendredi ou les autres jours
Gilles Barraqué, illustrations d'Hélène Rajcak
Collection Polynie

vendredi 18 mai 2018

OUVRIR LES ESPACES
Rencontre avec Hélène Rajcak, illustratrice de Vendredi ou les autres jours. Découvertes et naissance d'un geste, apparitions d'animaux, libération des lieux et des personnages : l'art en libertés


PREMIER GESTE, PIEDS NUS
Je crois que j’ai toujours aimé dessiner et peindre. J’ai une photo de moi à la crèche, pieds nus, debout face à mon chevalet, pinceau à la main, en pleine action de peinture. Je n’ai pas le souvenir de ce moment, ni du premier dessin. Mes souvenirs remontent à l’école maternelle où je me souviens de l’attention que je mettais à dessiner un sapin avec toutes ses épines.
Vue de la maison de Bill, Lettes Bay, Tasmanie, 22 X 15 cm, 2016 ©Hélène Rajcak
Roches, croquis, 11 X 15 cm, 2013 ©Hélène Rajcak

LE MÉTIER DE DESSINER
Très jeune, j’ai pu faire des études artistiques. Dès le lycée, j’ai étudié les arts appliqués à l’école Estienne. J’y ai découvert les métiers du livre : édition, impression, reliure, graphisme, typographie, illustration et gravure. Je me suis spécialisée en gravure, technique qui m’a fait découvrir les subtilités des nuances de noir et de blanc, les qualités d’un trait, l’importance de la matière du papier et de l’encre. J’ai poursuivi mes études en illustration aux Arts Déco de Paris avec l’idée que cette formation me permettrait de faire du dessin, un métier. Une fois diplômée, j’ai commencé à travailler comme illustratrice pour la presse et l’édition jeunesse. En parallèle, a commencé une collaboration avec Damien Laverdunt. Ensemble nous réalisons des livres documentaires, des cahiers d’activités et des albums jeunesse. Ce travail d’auteur en duo qui évolue de livre en livre est riche et permet de se lancer dans des projets difficiles à mener seul.
De retour, gouache sur papier, 12 X 16 cm, 2014 ©Hélène Rajcak

CONVERSATIONS AVEC LES ANIMAUX INVISIBLES
C’est vrai que la plupart des livres réalisés avec Damien traitent principalement des animaux, avec différents points de vue, du documentaire à la fiction. Si les animaux sont bien le sujet, ce qui nous intéresse, c’est d’apporter un regard différent, de tenter de changer le rapport que nous avons aux animaux. Par le documentaire, nous avons abordé la question de la responsabilité de l’homme dans la disparition des espèces, celle de la frontière entre réel et imaginaire et celle de rendre visible des animaux invisibles. A travers les albums, c’est toute une fantaisie et un humour que nous donnons à des animaux très peu représentés dans les livres pour enfants. Il s’agit là aussi de changer le regard sur ce qui nous entoure.
J’ai bien sûr personnellement un intérêt et un attachement pour les animaux que j’aime observer, dessiner, et avec lesquels j’aimerais parfois pouvoir converser.

Chèvre blanche, croquis, 11 X 15 cm, 2015 ©Hélène Rajcak
UNE PORTE VERS L’IMAGINAIRE
La lecture de Vendredi ou les autres jours m’a beaucoup réjouie. J’étais très contente de retrouver Robinson et Vendredi. Le texte m’a rappelé des souvenirs d’enfance quand j’imaginais que, plus grande, je pourrais vivre dans la nature, fabriquer une cabane, me procurer ma nourriture et être très bien organisée hors du monde des humains. Le Robinson de Michel Tournier est seul, et, malgré la rencontre avec Vendredi, il vit une expérience philosophique qui lui fait renoncer à sa vie d’homme « civilisé » pour atteindre la vie au présent. Dans le texte de Gilles Barraqué, Robinson et Vendredi ont déjà passé ce cap et vivent en parfaite harmonie sur leur île « pas si déserte » puisqu’ils ont fréquemment de la visite. Il n’y a donc pas de peur de la solitude, juste une joyeuse vie d’inventions, de jeux, de ruses, de dégustation. Mes illustrations ouvrent les chapitres. Elles doivent interroger et susciter la curiosité du lecteur, se révéler une fois le texte lu et si possible, le faire sourire.
Dans mon travail d’illustration, il me semble important que l’image soit une porte vers l’imaginaire. Cet accès peut prendre des formes très différentes. Des peintures jouant sur d’étonnants jeux de couleur, des images oniriques, des dessins fourmillant de détails et parfois même, des illustrations scientifiques peuvent nous entraîner vers des rêveries, des élucubrations, des mondes inconnus.
La liseuse, gouache sur papier, 12 X 16 cm, 2014 ©Hélène Rajcak


vendredi 11 mai 2018

Quand Pensez-vous ?
Seconde partie de la rencontre avec Gilles Barraqué autour de Vendredi ou les autres jours
© Hélène Rajcak


DÉSORDRE EN COMPAGNIE(S)
On pourrait lire dans ce petit livre un refus du monde, un rejet de l’autre… Nuance : ici, Robinson et Vendredi ne chassent pas l’autre en tant qu’autre. Ils ne rejettent pas le monde, mais un monde et ses vicissitudes. Ils font le choix d’une vie en marge, mais cette marge est perméable : elle fonctionne davantage en filtre qu’en digue – et une marge s’inscrit de fait dans une page, soit dans une aire commune.
Si on décline ce qu’ils rejettent, au gré des intrusions sur île : la barbarie (les cannibales) ; l’intolérance et l’endoctrinement (le missionnaire) ; le pouvoir de l’argent, l’enrichissement (le trésor du pirate) ; le grégarisme, voire le communautarisme (les lions de mer) – bien que ce soit ici plus diffus. Remarques : 1), ils le font sans violence, et le plus souvent par le jeu (pantomime pour les cannibales, détournement du trésor à des fins ludiques, Vendredi qui joue un air de flûte aux lions de mer) ; 2), parmi ces intrus, ils cooptent des partenaires, qu’ils incluent dans leur monde et ses règles (les pirates, acteurs d’un théâtre, et le capitane McClure à la dernière nouvelle – la chanson de marins qui suit n’étant qu’une saynète « bonus »).
Cette nouvelle finale agit justement en correctif relativement à l’idée de refus du monde, de rejet de l’autre. Les compères ont trouvé, avec ravissement, un autre compère. « Le monde n’est pas perdu », en conclut Robinson (donc, ils s’incluent dans le monde, et leur île/bulle est bien perméable). On notera que ledit compère est un militaire, représentant l’ordre établi, a priori peu susceptible d’entrer dans le jeu. S’il y avait une morale (parlons plutôt d’une lecture) : à chacun est laissé la liberté de choisir son rapport au monde, son ordre du monde. Ce choix n’est pas forcément exclusif ; on a aussi la latitude d’être paradoxal et d’évoluer d’un ordre à l’autre (comme McClure).


© Helène Rajcak


AU TEMPS DU ROMAN COMPOSÉ
À la nouvelle d’entame qui pose l’humeur, les personnages et le contexte, répond, en écho, la dernière nouvelle (mêmes circonstances de l’arrivée du bateau anglais). J’ai cherché là un effet de boucle ou de parenthèses.
J’ai aussi installé une stricte alternance des nouvelles sur un mode binaire dehors/dedans : une intrusion dans l’île / une problématique « domestique » (les petites ou grandes affaires de Robinson et Vendredi dans l’île). Ceci pour créer un mouvement interne (au livre) et rompre un éventuel confinement.
Autre aspect « technique » : à l’écriture, j’ai voulu produire un effet de friction entre le narratif et les dialogues, soit, par extension, entre le contexte au sens large et les personnages, qui sont un peu des entremetteurs vis-à-vis du lecteur. Le narratif est un rien classicisant (et distancié), pour s’accorder à la fois au contexte d’époque et à l’inscription littéraire. Les dialogues sont de tonalité familière, plus actuelle, directe, pour combattre la distanciation, le référencement du narratif, et toucher une audience d’aujourd’hui. Mon vœu est qu’au-delà de la légère exigence du texte, un jeune lecteur s’y retrouve, tant dans l’approche ludique que dans la définition des personnages et leur mode d’expression.
Quant au principe d’ensemble, il est aux fils tirés d’une nouvelle à l’autre, à un tissage aéré tout du long. Piocher un élément dans un épisode, l’intégrer un peu plus loin… Dans cette évolutivité, au coup par coup, et par compilation, il y a le bâti lointain d’une trame, l’esquisse d’un mouvement romanesque. Mais, recueil ou roman, la classification de genre n’a pour moi pas d’importance. J’espère seulement que le tout trouve sa cohérence formelle, et qu’il suscite un simple plaisir de lecture, au premier abord, sans qu’il soit nécessaire de décrypter les aspects souterrains, d’entrevoir les soubassements de construction.


© Helène Rajcak

LE GRAND VOYAGE
L’écriture a une vocation de transmission. Si on transmet quelques valeurs, intentionnellement ou non, ce n’est sûrement pas l’essentiel : un livre est avant tout une incitation au grand voyage de la lecture, tous azimuts, un renvoi aux autres livres. Nous, les auteurs, ne faisons que baliser un chemin à l’usage du lecteur promeneur. Quel que soit l’âge de celui-ci, au fond ; mais cette vocation de transmission prend évidemment plus de sens en « jeunesse ».
Sur cette notion de transmission, de lignage, deux mots-clefs : humilité et prétention.
L’humilité ? Celle d’admettre qu’en écrivant, on n’invente jamais rien, ou si peu. Après assimilation, on recompose, et on accommode à sa sauce ce que d’autres ont précédemment composé, recomposé et accommodé. On écrit toujours depuis d’autres livres, au sens temporel et à celui du lieu. Le lignage est seulement plus ou moins patent, perceptible… Pour prendre l’exemple de Robinson, appliqué à des œuvres célèbres : Johann David Wyss (auteur du Robinson suisse), Jules Verne (L’île mystérieuse), William Golding (Sa Majesté des mouches), H. G. Wells (L’île du docteur Moreau), Michael Morpurgo (Le royaume de Kensuké)Tournier ont écrit leur livre depuis celui de Defoe. Ils en apportent chacun une variation, une extension, à des degrés divers.
Quant à la prétention… Il en faut à un petit auteur français, dans sa marge de la littérature « jeunesse », pour décider de s’inscrire dans de tels lignages. « Voici quelle est ma variation de Pinocchio, de La disparition, des Exercices de style, de Robinson, etc. Qu’en pensez-vous ? ». Seules justifications : l’ingénuité, le bon plaisir à l’écriture, la foi dans les rêves et l’absorption dans leur accomplissement.


© Hélène Rajcak


Première partie, La règle du jeu


mercredi 9 mai 2018

PLATS DU JOUR PAR LE CHEF BARRAQUÉ

e au plat
© Gilles Barraqué
ou

Termites confits

« À propos de s’empiffrer, arrête un peu avec les termites, s’il te plaît. J’aimerais qu’il m’en reste quelques-uns. »


Vendredi ou les autres jours
de Gilles Barraqué
Illustrations d'Hélène Rajcak
Collection Polynie

vendredi 4 mai 2018

LA RÈGLE DU JEU
Vendredi et Robinson occuperont, dès le 24 mai, les librairies.
Rencontre avec Gilles Barraqué qui a comme projet littéraire de "continuer à prendre du plaisir à écrire, au gré d’une humeur parfois fantasque" et ainsi, au gré de son humeur vagabonde, de chercher le vertige de l'écriture. Contraintes et littératures, intuitions et respects, différences harmonieuses et monde de l'enfance, sous le prisme du jeu, aujourd'hui comme les autres jours (Première partie)


© Hélène Rajcak


SUIVRE LA PENTE
La genèse de ce texte est le fil d’une pente. Je projetais un recueil de textes courts soumis à une contrainte oulipienne (la variation sémantique d’une formule de conte traditionnel, appliquée aux titres, chaque texte répondant alors à l’évolution de cette formule). Le premier texte pondu fut la nouvelle qui entame ce Vendredi. J’ai aimé l’humeur, la définition de ce petit monde, de ses personnages. Au point que le deuxième, puis le troisième texte développaient ce même monde. J’ai suivi la pente, et décidé que tout le recueil introniserait ce Robinson, ce Vendredi, dans ce contexte. Ne restait plus qu’à réfléchir à la structure, à l’organisation, au mouvement d’ensemble.
À noter que toutes les nouvelles obéissent à la contrainte initiale (ce jeu précis de variation de titres), mais que celle-ci n’apparaît plus – j’ai choisi d’autres titres. Tel quel, le recueil se passait d’un plan supplémentaire oulipien.

Jouer et Écrire, jouer À Écrire, Écrire en jouant
Vendredi ou les autres jours est un petit recueil de jeu et d’humeur.
Sur le jeu : l’intention initiale était donc le jeu de contrainte oulipien, la liberté de création qu’il induisait. Mais plus largement, j’envisage l’écriture fictionnelle comme un jeu. L’auteur y convie le lecteur : jouons à croire à ce qui est écrit. C’est un partenariat, ou comme une distribution de rôles. La relation auteur/lecteur fonde l’écriture. Incidemment, le jeu d’écriture du recueil adopte l’angle spécifique… du jeu ! D’un bout à l’autre, Robinson et Vendredi jouent ensemble, l’un avec l’autre, l’un contre l’autre. Mais il n’est pas question pour eux de passer le temps ; ils ne trompent pas leur ennui : ils définissent une donnée de leur espace-temps, posent le jeu en règle de vie.
Sur l’humeur : je voulais qu’elle soit légère, je visais à un plaisir premier de lecture, au divertissement. Ce qui n’évacue pas un arrière-plan réflexif. Mais on ne peut pas parler là de discours. Le processus de l’écriture est toujours un peu trouble. Dans ce plan réflexif, on navigue entre intentions délibérées, intuitions, laisser-aller (ce qui échappe à l’auteur), et respect de la définition du petit monde installé.
© Hélène Rajcak
TOUS LES Robinson et Vendredi
Le recueil est né de la rencontre de ces deux personnages ou figures.
La première rencontre, c’est bien sûr dans le Robinson Crusoé de Defoe, à l’âge des lectures de préadolescent. Plus tard, Vendredi ou les limbes du Pacifique, de Michel Tournier, a été l’occurrence de retrouvailles. Robinson est un mythe littéraire, comme Don Quichotte ou Pinocchio – il y en a d’autres, mais ils ne sont pas si nombreux. L’intronisation d’une figure forte et singulière vise à l’emblématique : c’est le rapport à soi-même, au monde, à l’autre, qui est interrogé.
Pour ce Vendredi, la référence serait plutôt le Tournier que le Defoe. Tournier a exploré le rapport à l’autre, la coexistence dans les conditions d’isolement dans l’île. Il s’agit de la recomposition d’une société – dès lors que deux individus sont confrontés. C’est plus intéressant que le strict rapport à la solitude.
Par ailleurs, le fait que l’un soit Noir et l’autre Blanc n’est sûrement pas neutre – leur différence d’âge ne l’est pas non plus. Dans mon Vendredi, il est question d’une harmonie trouvée, cultivée, mais pas dans une fusion béate, et pas en niant la différence. L’autre reste un autre, avec son identité. Trouver un agrément dans la coexistence ne va pas de soi. Ça passe par la confrontation, et l’institution de règles – qui subissent parfois quelques entorses… En l’occurrence, Robinson et Vendredi transposent la confrontation par le jeu. Au final, ils posent et partagent un modus vivendi, presque un art de vivre, sans que soit établi un rapport de domination.
© Hélène Rajcak
RÈGLES ET ENTORSES
Robinson et Vendredi jouent, mangent, mentent… et ils boivent, et ils fument. Résolument transgressif. Ils privilégient un plaisir premier et cependant codifié (la cuisine, la musique, les jeux…).
C’est bien sûr une image du monde de l’enfance. Les projections imaginaires, le refus de la continence, l’assouvissement dans l’instant, la transposition par le jeu en sont des composantes. À noter que le jeu n’a pas qu’une vertu de divertissement ; il recouvre aussi une gravité. Les enfants s’engagent gravement et entièrement dans le jeu. Ils en sortent avec légèreté, ayant, comme une grâce, la conscience innée de la fugacité.


© Hélène Rajcak
A suivre, la seconde partie de l'entretien, Qu'en pensez-vous ?


Vendredi ou les autres jours
Gilles Barraqué, illustrations d'Hélène Rajcak
Collection Polynie

mardi 1 mai 2018

Un mardi (1er mai)


— Dis, je t’échange ma corvée de couture contre une corvée de ton choix, sauf celle de la vaisselle à la rivière.


Vendredi ou les autres jours
Gilles Barraqué, illustrations d’Hélène Rajcak
En librairie le 24 mai


vendredi 27 avril 2018


KOURJUS SUR LA ROUTE


Illustration d'Adrienne et Léonore Sabrier


Ils sont cinq à s’avancer sur une route de désert rouge. M’Ma, Mère Courage des temps courageux, qui connaît les heures où la faim bat dans chaque organe, P’pa avec sa carriole remplie des objets arrachés au vaste saccage des Déracineurs, Grand (Frère Solaire) Ouji, Monsieur B l’arbre déraciné aux fruits bleus, et Tiago, l’enfant à l’œil absolu qui regarde et raconte.

À part quelques graines de millot séchées, trois pommerines et un peu d’eau de jubier, on n’avait plus rien à se mettre au fond du gosier. Les semaines de siège à résister aux assauts des Déracineurs avaient épuisé nos réserves.

Certains qualifieraient cette famille de fermiers Manké, de migrants. Exilés sans refuge, plus précisément. De ceux qui par contraintes économiques, politiques, sociales ou climatiques quittent leur terre pour aller vers un ailleurs incertain, au risque de la mort, pour tenter de trouver des possibilités de vie. Que se passe-t-il alors sur cette piste écarlate lorsqu’on est un enfant ? La faim et la soif, la piqûre d’un scorpion, la marche, le temps gagné sur la mort, la chaleur, les nuits sans repos, la mort qui gagne sur le temps. Mais aussi le rire d’un jeu partagé, les souvenirs de la Belle Lou Mié, des chants, un appétit plus grand qu’un barracuda, des conversations imaginaires avec une poule en fuite qui a de la suite dans les idées, la vie d’un enfant égale, malgré la violence de ce tout, à celle d’un autre enfant en intensités et en surgissements.

- Je pourrais avaler un éléphant dans un boa, j’ai commencé tout bas.
- Je pourrais gober le président, les ministres, leurs mensonges et toute l’armée comme un baba, a renchéri P’pa.

Alors que la force de cette histoire pourrait se suffire à elle-même, l’écriture se fait nomade. Kouré. Pommerine. Frouta. Jubier. Manké. Soudain, l’histoire devient étrange, trouée par la puissance plastique du mot, exact contraire de la transparence prétendue du langage, retour au pouvoir créateur d’une poétique. Pas dans l’ordre des choses, ça crée du désordre, mais où est l’ordre des choses sur la route ? Alors, l’histoire dévoile sa familiarité étrangère grâce à ce corps incongru du mot et sa colonne vertébrale potentiellement reconnaissable, ainsi porteur de l’inconnu et de l’identification. C’est le court-jus. À l’intérieur de la forme narrative déjà particulière, longue phrase déployée en une inspiration, entre-deux entre la vie et la mort, un éclat étranger provoque la kourjus, le hors-circuit du langage.

J’ai senti la course glacée de la kourjus à l’intérieur de mon corps, depuis la pointe de ma langue jusqu’au creux de mon estomac. Une force qui vous saisit par le col et vous hisse au-dessus de tout. Je n’avais jamais vu de neige, à part dans les livres, mais j’ai imaginé que l’on devait ressentir ça lorsqu’on en mangeait, quelque part en haut du monde.

Ce quelque part en haut du monde est le lieu imaginaire partagé par le lecteur avec Tiago. La littérature, l’écriture peuvent peu par rapport au monde, mais ce peu a parfois le mérite de déboucher les oreilles, les yeux et la mémoire, ce peu pose des mots sur la vie et la mort qui tous nous concernent malgré les évitements littéraires fréquents, ce peu saurait devenir une réserve d’interrogations et de réappropriations, ce peu appartient aux auteurs en colère, vigilants et voyants, irrités par sa marche indifférente. Il existe des livres qui donnent formes au peu, et gardent et veillent. La marche du baoyé de Sigrid Baffert est de ceux-là.

lundi 9 avril 2018

LA CHAIR CHAUDE DE LEURS MOTS




                                    



TRUFFE ET MACHIN

Emile Cucherousset, illustrations de Camille Jourdy
En librairie le 18 janvier


© Camille Jourdy
Hélas, les idées lumineuses sont parfois farouches ! Les deux autres histoires sont du même acabit, inventives et drôles à souhait. Les artistes du quotidien savent s’y prendre pour tenter une combinaison loufoque du réel et de la poésie. Les illustrations croquignolettes sont signées Camille Jourdy.
Fabienne Jacob, Livres Hebdo

Imagination et rebondissements alternent dans cette quête originale, portée par une belle vivacité du texte recourant à un large vocabulaire, fait suffisamment rare pour être souligné. (…) "Attraper son ombre" et "Chercher ses dents" sont tout aussi enthousiasmants par l'exigence des mots qui se rient d'eux-mêmes tout en déroulant suspense et fantaisie. Les trois histoires d'Emile Cucherousset sont illustrées tout en finesse par Camille Jourdy. (…)"Truffe et Machin" est un excellent petit roman, plein de bonnes surprises pour ses héros animaux dont on suit les extravagances sympathiques avec bonheur. Un très beau texte, demandant sans doute un petit effort de lecture au lecteur mais le récompensant bien au-delà. En vignettes ou en pleines pages, les délicates illustrations apportent un joli brin d'humour et de joyeuses couleurs dans les pages.
Lucie Cauwe, Lucie & co


© Camille Jourdy

Truffe et Machin plonge le lecteur dans un univers où malice et tendresse se disputent la vedette. Deux frères lapins s’entendent à merveille pour faire toutes les bêtises qui leur passent par les moustaches, comme attraper de folle idées au vol et leurs ombres dans une boîte… Ici, chaque journée se savoure comme un plat expérimental autant que délicieux, les relations «humaines» se déclinent au gré de situations rocambolesques, les dialogues jouent à saute-mouton avec les pensées. Quant aux images de Camille Jourdy, elles se savourent comme des friandises colorées, et tout particulièrement ses décors, qui enchantent ce petit monde poétique et loufoque.
Sylvie Neeman, Le temps

« Retrouver l’idée perdue » est la première des histoires de Truffe et Machin, qui en compte trois. Entre jeux d’enfants et idées saugrenues, Emile Cucherousset nous fait découvrir avec un style vif et plein d’humour le petit monde de deux lapins jamais bien loin de leur maman et de leur terrier. Un univers tout en douceur et en couleurs que les illustrations de Camille Jourdy complètent à merveille, faisant partie intégrante des histoires. On se laisse emporter dans ces petits bouts de vie plein de fantaisie et de bonheur. Une première lecture sans doute plus exigeante que les autres, mais qui ravira les amateurs d’histoires tendres et colorées.
Bob et Jean-Michel
© Camille Jourdy
Truffe et Machin est une histoire d’aventures qui séduira petits et grands. Grâce aux illustrations mignonnes, les deux petits sont attendrissants car ils sont pleins d’innocence. Tenaillés par la faim (Machin a toujours faim…), la curiosité du monde, le jeu et les bêtises, Truffe et Machin sont semblables aux enfants occupés à jouer et à accueillir le monde à bras le corps.
L’univers de Truffe et Machin est fait d’amitié, d’amour et de tendresse car malgré les aventures éprouvantes du jour, les deux petits savent retrouver le chemin de la maison où les attendent une bonne nourriture appétissante et les caresses de maman lapine.
Une très belle découverte. A lire sans modération.
Le monde de Tran

Quelle générosité recèle Truffe et Machin ! Le texte de son auteur allie en effet une inventivité littéraire d’une rare qualité à de nombreuses situations comiques. Emile Cucherousset amplifie l’imagination de son lecteur grâce à Truffe et Machin. Quant au charme des illustrations de Camille Jourdy, il est impossible d’y résister car elles sont d’une finesse et d’une luminosité parfaites (…) Truffe et Machin est un trésor pour les yeux et pour l’esprit. C’est drôle, vif, on en redemande.
Gaëlle Farre, Page des libraires

Je n'ai pas résisté longtemps à l'humour de ces pages et à l'écriture toute en finesse d'Emile Cucherousset ! Truffe et Machin sont deux frères lapins facétieux et un brin naïfs. Ils se posent des challenges auxquels ils croient dur comme fer : partir à la recherche d'une idée lumineuse, capturer son ombre et chercher leurs dents perdues dans la précédente aventure. Ce qui fait indéniablement le charme de ce récit, ce sont les dialogues à la limite de l'absurde et les situations saugrenues. Les illustrations avec des bulles de Camille Jourdy sont pleines de fraîcheur et de couleurs. Ça sent bon l'enfance et ses 400 coups ! 
J'ai un gros, gros coup de cœur pour ce titre !
Méli-Mélo de livres


© Camille Jourdy


Ce livre contient trois histoires de Truffe et Machin à lire comme bon vous semble. D’une seule traite pour les plus gourmands, en plusieurs fois pour les plus patients !
Les deux lapins vont courir après leur idée lumineuse, après leur ombre puis après leurs dents. A vous de les suivre ! (…)
Un livre rempli d’expressions très amusantes.
Des lapins très attachants mais un peu dans leur monde.
Des illustrations très drôles (surtout lorsqu’ils essayent d’attraper la luciole).
Un roman illustré qui donnera certainement goût à la lecture aux débutants.
Masscritics

Bonne nouvelle ! Les éditions MeMo lancent leur collection de romans jeunesse ! Découvrez les aventures de Truffe et Machin, ces deux petits lapins toujours en quête de bêtises ! Émile Cucherousset nous offre ici 3 récits pleins d'humour qui raviront les enfants à partir de 7 ans ! Les toujours adorables illustrations de Camille Jourdy ne gâchent rien ! 
La fleur qui pousse à l’intérieur

Un récit inventif, drôle et vif, soutenu par des illustrations lumineuses et poétiques.
Du texte aux illustrations en passant par la jaquette, tout est soigné et d’une grande qualité, un vrai bonheur pour vos enfants !
Librairie-café La suite
© Camille Jourdy
Deux histoires attachantes et poétiques composent ce livre, les illustrations douces et pleines de détails de Camille Jourdy complètent parfaitement le texte d’Émile Cucherousset… un délice !
Le Libr’air

Truffe et Machin (inventif, joyeux, décalé et bourré d’imagination)
La Boîte à Histoires

Découvrez les trois historiettes de ces deux petits lapins dont la naïveté enfantine vous émouvra sans nul doute. Une écriture soignée et amusante… Un petit régal à manger sans faim accompagné des illustrations croquignoles de Camille Jourdy.
Coup de cœur de la librairie Passerelle

Excellent !
Truffe et Machin sont frères... et unis comme les deux oreilles d'un lapin. Ensemble, ils s'amusent bien ... Ils partent à la recherche de l'idée lumineuse de Truffe, perdue le long de la voie ferrée, jouent à capturer leur ombre ...
Librairie L’Esperluète

Un régal !
« Ne pas savoir ce qu'on cherche quand on doit le retrouver c'est tout de même un tantinet compliqué ! »
Truffe et Machin sont deux frères lapins qui ont soif d'aventures. En trois courtes histoires, ils représentent l'imagination débordante et sans limite de tous les enfants face à l'ennui. Un premier petit roman drôle, poétique, plein de fraîcheur et très joliment illustré par les couleurs printanières de Camille Jourdy !
Decitre Grenoble
© Camille Jourdy
♥♥ ON AIME ♥♥
un format sympa de roman pour les plus grands
l'histoire qui est drôle, tient les petits lecteurs en haleine
une nouvelle et belle collection de romans jeunesse d'une maison d'édition nantaise
Kidiklik

Trois histoires mignonnes comme tout, des illustrations douces et tendres, ce recueil est un agréable moment de lecture. Très bien
LibbyLit

Pour tromper l’ennui, Truffe et Machin, des lapins jumeaux, enchaînent les bêtises. Un jour, Machin a une très bonne idée, mais qui repart comme elle est venue. Les deux frères tentent de la retrouver. Armés d’un filet, ils poursuivent une luciole. Une nouvelle collection de romans juniors chez Mémo à dévorer seul ou en famille.
La belle aventure…

Les livres bien aimés
Librairie Les Bien-Aimés

énooorme coup de coeur pour le premier titre de la toute nouvelle collection de romans pour enfants des éditions Memo!
Les illustrations sont douces et malicieuses, le texte est vif, plein d'humour et d'expressions truculentes; bref, on adore ces deux frères lapins curieux et rigolos!
Le jardin des lettres


Des frères lapins aventuriers, curieux du monde qui les entoure sont prêts à tout pour trouver « la bêtise du siècle » à faire. La joie et l’innocence de l'enfance pour trois petites histoires pleine de tendresse.
Médiathèque de Lussac-les-Châteaux

Retrouver l’idée perdue, attraper son ombre et chercher ses dents : 3 titres qui en disent long sur l’espièglerie de nos petits héros… Truffe et Machin, des lapins jumeaux, enchaînent les bêtises pour tromper l’ennui. Lorsque Truffe perd son idée (interrompu par Machin qui a toujours faim), l’aventure dans la forêt commence... Un livre très frais aux couleurs printanières qui séduira petits et grands !
Le petit Blaisois


Les personnages sont deux lapins qui redoublent d’efforts pour trouver les meilleures bêtises ! La quête est la thématique commune des trois petits récits : la recherche d’une idée évaporée, d’une ombre ou encore d’une dent. J’ai lu avec beaucoup d’amusement ce texte qui bien que s’adressant aux 7 ans éveille la curiosité littéraire. (…) Pas de texte dénué de mots compliqués et des belles histoires, ce qui permet un enrichissement du vocabulaire et un dépaysement dans le choix éditorial qui leur est proposé.
L’atelier de cœurs

Truffe et Machin, deux lapins qui ne manquent ni d'imagination, ni d'ingéniosité et qui nous entraînent avec bonheur dans leurs aventures : retrouver une idée perdue, attraper son ombre et chercher ses dents dans la forêt... C'est très drôle et un peu magique, comme savent l'être les histoires que se racontent les enfants. Les illustrations de Camille Jourdy sont gaies et savoureuses, à découvrir sans tarder ! 

La gazette des libraires - Librairie du MuCEM 


Truffe et Machin sont deux attendrissants frères lapins qui battent la campagne à la recherche d’aventures. Leur imagination et leur naïveté propres à l’enfance entraîne le lecteur dans trois péripéties mêlées de fantaisie. Une lecture exigeante portée par les magnifiques illustrations (aux crayons de couleur et acrylique) de Camille Jourdy au parfum intemporel de l’enfance bénie.
A saute-livres - Les bibliothécaires jeunesse vous racontent !


© Camille Jourdy


LA PETITE EPOPÉE DES PIONS

Audren, illustrations de Cédric Philippe
En librairie le 18 janvier
© Cédric Philippe

Un récit allégorique sur le refus de l’uniformisation incarnée par des personnages inédits en littérature : des pions. Il fallait oser.
Fabienne Jacob, Livres Hebdo

Dans "La petite épopée des pions", Audren déroule sur papier bleu pâle une fort originale réflexion sur la liberté, le conformisme et l'accomplissement des rêves grâce à des personnages inédits, les pions d'un échiquier. Les illustrations en noir et blanc de Cédric Philippe se partagent entre grands dessins qui poussent le texte et dessins plus petits où les Pions s'expriment dans des phylactères. Les Pions qui s'appellent tous Sasha! Pas facile de les reconnaître...
 (…) La petite épopée des pions" est un remarquable roman illustré qui entraîne le lecteur dans des espaces totalement inattendus dès que le propos se met véritablement en marche. Qu'imaginer à partir de pions d'un échiquier? Des aventures, des rêves, une vie, ce qu'Audren se plaît à dépeindre avec imagination tout en posant les questions existentielles essentielles tandis que Cédric Philippe s'en donne à cœur joie avec tous ces Sasha, dotés de bien utiles petites jambes pour peu qu'ils osent les utiliser.
Lucie Cauwe, Lucie & co
© Cédric Philippe
Illustrations en noir et blanc élégantes et même spectaculaires. Les petits livres font parfois les grandes histoires. C’est le cas avec La petite épopée des pions qui est signé Audren et Cédric Philippe aux éditions MeMo dans sa nouvelle collection de romans extrêmement prometteuse
L’as-tu lu, mon p’tit loup ?

Audren propose là un récit teinté de philosophie; ne pense-t-on pas à l’allégorie de la caverne lorsque avec Sasha on s’interroge: et si notre monde n’était que le pâle reflet d’un autre, bien plus coloré et passionnant? Un récit énergique, incitatif, qui secoue les états d’âme convenus, le confort unanime, pour chanter le beau risque d’être libre, l’irremplaçable bonheur de vivre ses rêves. Les illustrations en noir et blanc de Cédric Philippe, qui parfois «racontent» seules le temps de quelques doubles pages, déploient l’imaginaire à force de citations hallucinées, et accompagnent avec beaucoup de justesse et d’audace cette aventure aussi originale que valorisante.
Sylvie Neeman, Le temps


En voilà une idée inédite : faire parler et rêver les pions d’un échiquier ! Grâce à ces drôles de personnages, Audren évoque avec une grande réussite l’idée de liberté, de conformisme, de dépassement de soi. (…) Audren nous livre un texte remarquable d’imagination et que dire des illustrations en noir et blanc de Cédric Philippe, absolument superbes, qui ajoutent à l’ambiance toute particulière de cette histoire. Ses double-pages muettes vers la fin du roman insufflent une poésie et un imaginaire encore plus puissant à ce roman véritablement magique. A découvrir !
Bob et Jean-Michel
© Cédric Philippe
Imaginez ce qu’il peut se passer dans la vie d’un pion de jeu d’échecs… Avec La petite épopée des pions, la romancière Audren parvient à créer un monde dans « un élégant coffret en bois de rose et ronce de noyer ». (…) Voici une aventure doublée d’une fine réflexion sur le destin de chacun. Bienvenue à cette audacieuse collection de romans illustrés.
Raphaële Botte, Lire

En choisissant d’offrir une âme et une prise de conscience individuelle à des personnages peu ordinaires, de simples pions de jeu mais objets pas si inanimés, et à travers l’épopée du plus curieux d’entre eux, l’auteur nous dit que tout est possible : ne pas se laisser enfermer dans des cases, décider de son avenir, refuser le conformisme. Ce court roman plein d’humour présente un malicieux éloge de la différence, de la liberté, et de la curiosité nécessaire pour oser affronter seul  l’inconnu, et tenter sa propre expérience à la découverte du « Géant-Monde », bref d’échapper à sa condition toute tracée et vivre sa vie, tout sauf comme un pion.
How much time

La petite épopée des pions est un récit écrit par Audren et illustré par Cédric Philippe. Publié aux éditions MeMo dans la collection Petite polynie, il est une aventure sur la liberté, les choix, l’identité, le rêve. Ce dont l’homme se voit souvent privé dans une société standardisée, une société qui le commande la plupart du temps, même sans qu’il le réalise. Des pions sont les héros de cette merveilleuse histoire d’émancipation ! C’est aussi surprenant que malin. Une idée formidable qui rappelle que peu importe les capacités et les possibilités de chacun, le pouvoir et la force du rêve, de l’espoir, la détermination et la foi en soi rendent l’impossible possible, plus que possible. Les décors offerts à Sasha sont à la mesure de son envie et de son abandon à l’existence véritable. À croire qu’il est possible de voir de la couleur sur des images en noir et blanc. Comme c’est beau, doux, poétique, vivant, lumineux, grand, fort. Comme cela mène vers le haut !
Entre les pages

Le sujet est amené progressivement, comme on pose un jeu sur un échiquier. Mais la réflexion philosophique est bien là, à partir d'un objet courant pour les enfants, le jeu de société. Une métaphore puissante, renforcée par les magnifiques illustrations de Cédric Philippe qui apportent un éclairage singulier, en prolongeant l'histoire dans leur double-page en noir et blanc.
Méli-Mélo de livres
© Cédric Philippe
Quelle épopée ! Onirique, pleine d’esprit et d’humour ! Ce regard d’Audren toujours aiguisé d’une jolie philosophie de la vie et saupoudré de sucre d’enfance, tout en filigrane, nous ravit (…) Les illustrations de Cédric Philippe rendent hommage à l’impossible et à l’imaginaire (…)
Une faim de loup à lunettes

Un joli roman très original plein de poésie.
Une fois de plus, Audren nous embarque dans son monde, son imagination semble sans limite. Imaginer un texte à partir de pions d'un échiquier il fallait y penser. Mais en faire une aventure rocambolesque pour les jeunes lecteurs, alors là je suis bluffée. C'est complètement fou, ça tombe bien certains Sacha le sont. Pion un jour mais pas toujours, quand on en a marre d'être sous le contrôle d'une Main, on rêve d'évasion.
Parfum de livres

Dès la couverture, ce roman est une jolie invitation dans le domaine du jeu, de l'imaginaire et de l'enfance. Et la surprise est de découvrir un joli roman illustré, les illustrations sont une musique douce et introductive à l'univers de l'auteur qui nous transmet son monde secret crée à partir d’une boîte de jeu et de pions noirs et blancs. Ces pions prennent vie pour une épopée fabuleuse sur la question de la liberté, de l'émancipation et du libre arbitre.
 La lecture est courte et prenante pour un récit original et très bien mené.
Lire sous le tilleul

Je crois que Cédric et moi sommes tous les deux des fêlés perfectionnistes. J’utilise le mot «fêlés» parce que, comme mon héros Sashalluciné, nous avons l’un comme l’autre, il me semble, un  petit défaut dans le bois. Nous allons coûte que coûte au bout de nos envies, nous nous battons souvent trop fort pour ce que nous croyons juste (et qui l’est, forcément...), nous sommes des poètes perfectionnistes et passionnés (décidément, les allitérations en p me poursuivent). Après les premiers croquis de Cédric, j’ai eu un peu peur que la mise en commun de nos exigences ne se transforme en cocktail Molotov, mais son travail me plaisait beaucoup alors j’ai essayé de ne pas trop lui parler (ce qui est, en général, très compliqué pour moi) et de le laisser seul avec mon texte. Comme la liberté, l’émancipation sont les thèmes principaux de mon histoire, il me semblait important que Cédric n’en fasse qu’à sa tête. Je voulais que nos rêves se mélangent.
Interview d'Audren par Annie Falzini
Citrouille
© Cédric Philippe
Comme d’habitude, j’ai passé un excellent moment avec cette nouvelle histoire d’Audren.
A la base, elle s’adresse à des enfants, mais je pense qu’elle est tout autant destinée aux adultes.
Mes mots sur vos lèvres

Coup de cœur de janvier
Des pions évoquent une épopée vibrante sur la liberté et le libre-arbitre
Crilj 13

Curieux de choisir comme héros d'un roman des pions d'un jeu de société. Existe-t-il héros plus inertes que ceux-là, eux qui dépendent d'une main pour sortir de leur boîte ou d'un coude pour tomber d'une table et découvrir, fugitivement, un autre monde possible ? Mais existe-t-il meilleurs héros pour avoir envie de tout quitter, souhaiter l'imprévu, vouloir sentir le vent de la liberté sur son bois ? Sasha est prêt à affronter l'inconnu.
Un texte formidable, qui rejoint la thématique de Oiseau Oiselle (chronique dans la rubrique des 6/9 ans), à savoir : la liberté a toujours un prix !
L’oiseau Lire

Une vie de pion c'est agréable ! On dort au chaud, on sort de temps en temps sur le grand échiquier puis vite, vite, on est à nouveau rangé avec ceux qu'on connaît. Une vie de pion, c'est confortable ! Oui mais... Et si sortir de la boîte c'était mieux ? Effrayant, mais bien plus excitant ! Et voilà que Sasha le pion n'a plus qu'une idée en tête : découvrir le Géant-Monde.
Fort heureusement pour lui, une petite main l'aidera à assouvir sa soif d'aventures...
Véritable ode à la liberté et à la curiosité, un petit bijou de lecture.
Librairie du MuCEM

Sous couvert d’aventures et de rocambolesque, ce sont tous ces thèmes qui sont abordés dans ce court premier roman aux allures de fable.
Les illustrations en noir et blanc sont parfaitement réussies et en belle harmonie avec le texte. Elles évoquent un peu l’univers graphique d’Alice au pays des Merveilles et apportent au roman de belles envolées oniriques et poétiques. C’est qu’on étouffe un peu dans ce petit coffret en bois de rose !
La Boîte à Histoires
© Cédric Philippe
Sashalluciné a un rêve : quitter sa boîte, sortir des cases où La Main le déplace à sa guise et partir découvrir le Grand Monde... Malgré l'absence de soutien des autres pions qui le jugent bizarre, il ne va jamais abandonner son objectif jusqu'au jour où...
Une petite philosophie de vie autour de la liberté et du courage.
Parfait pour encourager l'enfant à lui aussi sortir des « cases » sans se soucier du regard des autres...
Decitre Grenoble

Dans « La petite épopée des pions », Audren nous raconte l’histoire des pions qui en ont assez de ne connaître du monde que ce qu’ils en voient depuis le damier, ou, aventure exceptionnelle, lorsque l’un d’eux tombe de la table de jeu… Les superbes illustrations noires et blanches de Cédric Philippe font partie intégrante de l’histoire. C’est fin, très original et un hymne à la liberté !!
Le Libr’air
© Cédric Philippe
Les éditions Memo viennent de lancer une collection de romans pour jeunes. Je viens de lire La petite épopée de pions de Audren, illustré par Cédric Philippe : c'est un roman à découvrir, à partir de 7/8 et beaucoup plus.... qui nous raconte beaucoup de belles choses sur le monde et sur la confiance en soi. 
Sasha habite un beau coffret en bois de rose avec d'autres Sasha....
A découvrir.
L’esprit large

Un texte original et presque loufoque sur le libre arbitre et l’envie d’émancipation.
Une pause livresque


Les pions ne connaissent que leurs sorties de boîtes et leurs mouvements sur le damier, ils ont l’impression d’être libres. Sauf que l’un d’eux rêve d’autre chose. Nous le suivons dans sa quête d’aventure qui remettra en cause la manière de penser de ses compagnons.  Comme le précédent, l’illustration est complémentaire au texte : ici sept doubles pages sont sans texte. L’illustration en noir et blanc anime le récit.
L’atelier de cœurs

Cet univers, illustré par Cédric Philippe, n’est – en dehors de la couverture – constitué que de noir et blanc, comme un élégant et sobre rappel du damier ou de l’échiquier. Les illustrations oscillent entre les silhouettes rapidement esquissées, au tracé plus naïf et des dessins plus raffinés, riches de petits détails à observer. Le trait vif rend allégrement grâce à la folie douce du récit et l’imaginaire fantasque des contes ou de Lewis Carroll n’est jamais bien loin… (…) Sur le ton léger et badin de la fable, Audren donne vie aux pièces blanches et noires d’un grand damier. En faisant de l’un de ses pions un personnage prêt à tout pour voir le monde et quitter son coffret en bois de rose et ronce de noyer, elle joue les fabulistes modernes pour raconter cette aventure avec espièglerie, le tout soutenu par une belle plume qui sait être exigeante sans se rendre inaccessible. Dans ce récit enjoué et entraînant, les petits objets ont remplacé les bêtes à plumes ou à poils mais le jeu de miroir avec le lecteur est toujours de mise. Derrière le récit, l’invitation à se dépasser, à croire en soi et ses rêves. Si l’envie de réussir fait parfois pousser des ailes, alors pourquoi pas des jambes et des bras pour saisir ce que l’inconnu peut apporter ?
Moka –Au milieu des livres

LA MARCHE DU BAOYÉ

Sigrid Baffert, illustrations d'Adrienne et Léonore Sabrier
En librairie le 15 mars


© Léonore et Adrienne Sabrier
C'est une fable au goût puissant de vérité qu'a écrite Sigrid Baffert. Ces exils qui poussent loin de chez elles, des familles entières, contraintes de prendre la route pour survivre. Qu'ils soient politiques, militaires, écologiques... ces arrachements sont autant source de traumatisme que de renouveau. La famille de Tiago s'éloigne de ses racines sans s'en détacher, avec l'envie d'un meilleur à la saveur inconnue. Cette histoire intemporelle, à la géographie mouvante, à la poésie lumineuse, à la réalité âpre, éclaire avec douceur et beauté des millions de destins passés, présents et à venir...
Le Club Enfantipages

Il y a dans ce récit d’un exil forcé l’espoir immense de toute une famille d’atteindre un ailleurs ; il y a un peu de magie aussi ou du moins un signe de la nature généreuse qui donne un coup de pouce bienvenu. Les illustrations sont de vrais tableaux, le texte a un caractère universel… C’est très beau.
Librairie Maupetit

Il est beau ce roman d’exil signé Sigrid Baffert La marche du baoyé autour d’une famille de fermiers, les Manké, contraints de fuir leur habitat pour la route du désert rouge hanté par la mort. Désert africain ? Sud-américain ? Liberté aux lecteurs de se représenter un lieu.
Le sillustartions d’Adrienne et Léonore Sabrier sont abondantes, sauvages et troublantes. Elles interpellent par leur surréalisme flamboyant au sein de vastes tableaux. (…)
Les enfants Manké ont une conscience aiguë face aux silences des adultes. Ce même sursaut de l’enfant lecteur qui comprend par le biais de cette histoire qu’il est nécessaire de sortir de l’ensablement et de l’endormissement. Face à la course folle du monde, l’abnégation s’impose et Tiago incarne beaucoup d’espoirs.
Je suis heureuse de pouvoir transmettre la beauté de ce texte qui interroge la façon d’être au monde aux plus jeunes. Elle est savoureuse et intelligente cette littérature de jeunesse.
Le monde de Mirontaine


© Léonore et Adrienne Sabrier
Immense coup de cœur pour ce court texte contant la longue marche d'une famille de fermiers, déracinés de leur terre. Ils traverseront le désert, la faim et la soif, tout en conservant une lumière et une force magnifique. LUMINEUX ET POÉTIQUE, une leçon de vie pour petits et grands. C'est un petit chef d'œuvre que nous livrent les éditons MeMo avec ce troisième titre de leur nouvelle collection Polynie, dans laquelle qualité et surprises sont au rendez-vous : une collection à suivre ! 
Comme un roman

La marche du baoyé est une histoire d’errance. Le recours à un lexique imaginaire, une géographie et un contexte indéfinis font de cette histoire un conte universel. Les frontières sont floues, comme la poussière qui trouble la vision. Pourtant le lecteur est touché au cœur et suit assidûment cette famille unie qui fait face. Porté par l’esprit du baoyé, par l’envie de goûter à l’une de ses kourés, par l’infini espoir de voir subsister ces résistants et triompher les petits sur les grands, le lecteur avale le texte et les fabuleuses illustrations colorées d’une seule gorgée.
Lucie Charrier, Bigre

Sélection d'hiver 3, roman junior

Livralire


(...) Cette histoire au goût de voyage résonne comme un conte, une fable présentant le quotidien d’une famille qui fuit pour survivre. On peut aisément associer cette fuite à ce qui peut se passer dans le monde de nos jours : des familles forcées de fuir leur village natal pour diverses raisons. Cette belle histoire poétique et intemporelle est illustrée par des illustrations à la peinture aux couleurs chaudes, qui font voyager et changent de ce que l’on peut voir dans la littérature jeunesse.
Pour conclure, ce petit roman est une réussite pour ma part. Par le biais d’une histoire touchante sur la fuite et l’exil, il aborde un thème d’actualité qui reste intemporel, celui de la fuite de familles vers un endroit meilleur. L’histoire et les illustrations originales font de ce livre une petite pépite.
Lecture de Petite Plume

© Léonore et Adrienne Sabrier

Un roman poignant aux accents de conte qui nous montre la tentative de survie d’une famille traditionnelle face à l’expansion d’une société industrielle et commerciale qui broie tout sur son passage pour créer un monde moderne, froid et uniforme à son image.
Ce sont les liens familiaux, l’amour, l’espoir, les souvenirs transmis par les anciens qui les maintiennent en vie avec en plus une volonté farouche.
Une touche d’irréel, de fantastique permet un peu d’espoir à la fin du roman.
Les illustrations sont très colorées et leurs couleurs chaudes agrémentent ce conte des temps modernes avec bonheur et justesse. Elles traduisent à la fois la destruction d’un monde avec cette représentation de l’hôtel comme un cimetière, mais aussi les liens de la famille de Tiago avec la nature par .l’importance donnée aux branches et aux racines des arbres. Un beau livre !
Opalivres 

La marche du baoyé, qui raconte l'histoire de Tiago et de sa famille, chassés de chez eux par les Déracineurs qui détruisent tout sur leur passage. « Notre bout de terre avait été plus épilé qu'un rôti ». Les voici sur la route, P'pa, M'ma, Tiago, son frère Grand Ouji et leur baoyé, l'arbre aux fruits juteux rebaptisé Monsieur B. Sous une chaleur ardente et la faim au ventre, le chemin vers une vie meilleure sera terriblement difficile. Heureusement, Monsieur B a des ressources insoupçonnées. Très belle histoire où la dure réalité de l’exil côtoie l’espoir et la poésie. Un enchantement !

La gazette des libraires - Librairie du MuCEM

Voilà un très beau petit roman illustré qui ne se moque pas de ses lecteurs. Sigrid Baffert nous relate un exode familial sous la chaleur accablante d’un soleil qui ne leur facilite pas la tâche. Ce parcours apprendra la patience, le partage, le dépassement de soi à chacun des héros embarqués dans ce parcours du combattant. Le courage devra être de mise pour sauver ce qu’il reste, préserver ce qu’ils possèdent et partir en quête de la terre promise.
Si la langue qui porte le récit est belle et poétique, les illustrations du duo Sabrier rendent à merveille toute la chaleur écrasante qui submerge ce joli roman illustré. Tantôt miroirs du texte, tantôt symboliques, ces dessins riches en couleurs soulignent toute la luminosité d’une histoire qui n’est pourtant pas dépourvue de zones d’ombre. Un livre qui nous laisse un peu de ce sable ocre sur les mains et qui dépose sur nos lèvres ce goût sucré des précieuses baies bleues du baoyé.
Un petit roman aussi beau à lire qu’à regarder.
Moka –Au milieu des livres

COLLECTIONS POLYNIES


© Camille Jourdy
MeMo se lance dans la fiction
Claude Combet, Livres Hebdo

On y arpente les territoires vierges de l’imaginaire, toujours féconds et inattendus.
Fabienne Jacob, Livres Hebdo

On pourrait dire que ces romans ne font pas rapetisser leurs lecteurs. Mais grandir peut-être en soi, on y revient donc. Secrètement, il y a certainement aussi l’idée d’un rassemblement, de s’enchanter, de se réunir en un collectif autour de la littérature, de jeunesse − la virgule ayant son importance précisément dans ce qui nous occupe −, de quitter un temps la solitude propre à l’écriture, trouver une sortie par l’intérieur, creuser un trou et continuer.
Interview de Chloé Mary par Nelly Bourgeois
Citrouille

Couverture illustrée à rabats pour les deux, les deux premiers titres sont là et se distinguent dans la production habituelle pour cette tranche d'âge. Par la forme et par le fond.
Lucie & co

C’est ce qui me plait chez eux, ils n’ont pas dompté leur langage. Ils prennent aux mots, sans délaisser leurs résonnances secrètes et leurs racines, les ombres et les fuites. Ils créent, fabriquent leurs agencements. Ils dilatent l’air et sa mémoire. Ils inventent des formes.
Interview de Chloé Mary par Annie Falzini
Citrouille

Paru dans la collection Petite Polynie, une nouvelle collection ayant pour ligne éditoriale la lutte contre le stéréotype de genre, et pas au détriment de la qualité littéraire
How much time

Couvertures à rabats, tranches colorées, on y retrouvera tout le soin que la maison apporte déjà à ses albums. En janvier sont parus les deux premiers romans de la collection, à destination des plus jeunes, que l’on vous présente ici, et autant vous dire qu’on a hâte de découvrir la suite ! 
Bob et Jean-Michel

C’est aussi ce qui réunit ces textes finalement, ils disent, à leur manière très particulière, qui n’est jamais justement d’être univoque, l’impossibilité d’un laisser faire, faire avec, oreilles et mémoire bouchées, et la nécessité d’inventer, de ressentir et s’insurger, de réagir et de prêter attention, veiller, éveiller.
Entretien Chloé Mary-Hermine Hémon
Mes premières lectures

Déjà, il y a l'objet livre : chez MeMo, on porte un soin tout particulier à l'objet et pour le roman, la même exigence est appliquée.
Du coup, ça donne envie de les ouvrir de suite : couverture attrayante, tranche colorée, de bien belles illustrations, des chapitres courts, du beau papier. Et cette petite exergue toute en poésie : "vagabondages à partir de ....ans, plus ou moins".
(…) Une collection que je vais désormais suivre. Une collection qui se décline en petite polynie, polynie et grande polynie, avec d'autres titres à -venir. Une collection dont j'ai recherché la signification du mot et je vous invite à en faire autant.
Méli-Mélo de livres

Gros coup de cœur pour cette nouvelle collection aux éditions MEMO, Petite Polynie, qui débute très bien avec deux titres très différents mais qui partagent une écriture ciselée et des illustrations magnifiques.
Le Libr’air

C’est pourquoi je vous enjoins à suivre de près cette nouvelle collection qui (…) nous promet aussi des romans pour les plus grands. Quelle bonne idée !
La Boîte à Histoires

Polynie, nouvelle collection de romans jeunesse chez MeMo. Fins, intelligents et poétiques, on ne demande pas mieux…
Librairie Metropolis

Petite Polynie, c'est la nouvelle collection Premières Lectures de MeMo. Et leurs trois premiers romans sont de véritables pépites !

La gazette des libraires - Librairie du MuCEM
© Cédric Philippe